Les varmankal correspondent à des points vitaux du corps, des points où se concentre
l’énergie pranique. La connaissance de ces points dénommée varmakkalai sert à deux objectifs
diamétralement opposés: guérir un patient dont un ou plusieurs varmankal a été blessé ;
neutraliser ou tuer un ennemi en touchant des centres vitaux plus ou moins fondamentaux. Il existe
deux types de varmankal: les patuvarmankal, au nombre de 12, qui, lorsqu’ils sont blessés, peuvent
induire la mort; les totuvarmankal, au nombre de 96 ou plus selon les praticiens, qui occasionnent
des troubles et des maladies.
Le fait que les varmankal soient vecteur de vie et de mort implique que les acankal qui détiennent
la connaissance de cet art sont très attentifs sur les qualités des disciples qui les approchent
pour apprendre.
Il existe un certain nombre de manuscrits sur cet art qui auraient été écrits par quelques
cittarkal dont Agattiyar, le cittar qui a en son nom le nombre le plus impressionnant de textes,
mais aussi Pulipani. Cependant, on observe aujourd’hui un fort engouement pour le varmakkalai qui
se traduit par un nombre croissant de publications émanant de praticiens varma et de cours
de varma proposés par quelques uns d'entre eux. Cette thérapie, inscrite dans le programme des
écoles siddha, est très peu enseignée et absolument pas pratiquée au sein des hôpitaux
gouvernementaux siddha. De ce fait, les étudiants comme les médecins siddha intéressés par cet
art, s’inscrivent dans ces sessions de cours ou visitent des praticiens varma.
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Points de varma (accupression) effectués sur la tête d’un vieil homme, extrêmement faible, amené à l'hôpital dans un état de semi-conscience. Cette technique permet de réanimer les patients inconscients.
Points de varma (accupression) pratiqués sur un patient victime d’une hémiplégie. Sous-alimentation et alcoolisme sont de fréquentes causes d’hémiplégie dans ces zones rurales
Quelques exemples de points de varma
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Le cilampam est un art martial qui repose sur la connaissance des varmankal. Cet art est pratiqué à main nue mais aussi avec des bâtons et divers instruments. Chaque séance de cilampam commence par une puja afin de se placer sous la protection des dieux.