Médecine siddha

siddha medicine

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ANCÊTRES - ACANKAL

Quelques ancêtres du district de Kanniyakumari. Dans cette région, les maîtres ou gourous spécialisés en médecine siddha, en yoga, en varmakkalai, sont dénommés acan. Il s’agit d’un titre qui leur est donné après qu’ils aient atteint l’âge de soixante ans. Les acankal sont recherchés pour leur savoir.

OLAICCUVATI

Quelques praticiens siddha collectent les olaiccuvatikkal dans l’espoir de découvrir des formules médicinales intéressantes. Cependant, la plupart du temps, les olaiccuvatikkal sont simplement déposés dans une boîte ou dans un endroit sans aucune précaution et protection contre les insectes et l’acidité de l’air, de sorte qu’ils continuent de se détériorer. Etant donné que certains praticiens ne savent pas déchiffrer les olaiccuvatikkal, leurs parents leur ont transcrit le contenu des manuscrits sur des cahiers de manière qu’ils puissent préparer les recettes médicinales utilisées par la famille

QUELQUES PRATICIENS BIEN SINGULIERS

Ce praticien, qui est un acan, enseigne son savoir à plusieurs disciples (sisya). La canne sculptée appartenait à son maître qui l’a formé et choisi parmi ses sisya comme celui qui était digne de recevoir cette canne. La chambre du praticien est encombrée de pots contenant toutes sortes de médecines qu’il a preparées et qu'il a récupérées de ses ancêtres et de son maître. Certains de ces médicaments ainsi récupérés découlent de formules complexes que les praticiens ne savent pas toujours préparer. Ces médicaments, hautement valorisés, construisent la réputation du praticien, entre la figure du guérisseur et du magicien. Dans un coin de sa chambre, se trouve un autel domestique sur lequel il a l’habitude de déposer ses médicaments nouvellement préparés avant de les donner à ses patients.

Cet autel domestique est installé dans la maison d’un praticien traditionnel spécialisé dans le traitement des pathologies mentales. Chaque mois, il prépare quelques pots de décoction (kasayam) qu’il expose pendant un jour devant l’image de Shiva-Sakti afin que le couple divin augmente l’efficacité de la solution.

Cette praticienne pratique la médecine siddha, et conjointement utilise les Fleurs de Back. Comme certains praticiens traditionnels qui ont acquis une bonne réputation, elle est souvent sollicitée pour enseigner le siddha.
La bague de la praticienne est composée de rasamani (mercure-perle) obtenu par solidification du mercure. Le rasamani ou le rasagulikai (mercure-pillule) est lié à l’alchimie indienne et donc les praticiens qui en possèdent lui accorde de hautes qualités. Selon R. Venkatraman (1990), le cittar Konganar tient sa reputation du fait que grâce à un rasakuligai dans sa bouche, il a été capable de voyager dans les régions du soleil, de la lune et des étoiles, et même de visiter la Déesse Suprême.